Ayurveda ?

En quelques mots…

L’Ayurvéda est un formidable outil pour l’homme moderne qui subit un stress permanent, consomme une nourriture pauvre en nutriments et vit dans un environnement éloigné de la nature. Notre équilibre est affecté par notre façon de vivre et l’Ayurvéda nous permet de retrouver concentration et harmonie.

Egalement philosophie et art de vivre, l’Ayurvéda cherche avant tout à prévenir toute maladie en rééquilibrant les 3 doshas. Ceux-ci sont les trois énergies vitales qui regroupent tous les éléments de la constitution d’un individu.

Dans ce contexte, la vie est étudiée dans sa dynamique perpétuelle, sa capacité à transformer et à créer, son intelligence. Cette intelligence de la vie est Prana, ou l’énergie fondamentale, source de toute manifestation de la matière dans la création.

Bien plus qu’un système de santé, c’est un art de vivre complet qui prend en compte tous les aspects de l’être humain, de ceux, plus abstraits et transcendantaux, de l’existence, jusqu’à ceux, plus matériels et concrets, du corps physique. C’est un moyen de comprendre sa vraie nature en profondeur. C’est une vision holistique de l’être.

Chacun d’entre nous est en équilibre instable et nous évoluons à tout instant, selon notre âge, notre psychisme, notre environnement, notre entourage ou notre situation professionnelle. C’est en cela que l’Ayurveda, discipline millénaire est étonnamment moderne. Elle permet de rétablir puis de maintenir l’équilibre indispensable à notre santé physique et morale.

L’Ayurveda est reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé.

… un peu d’histoire

L’Ayurvéda trouve son origine en Inde dans la vallée de l’Indus durant la période védique.
Ce sont les Rishis, grands sages réalisés, qui reçurent cette connaissance durant de profondes méditations dans le but d’aider les hommes à se libérer de la souffrance et à vivre en harmonie avec la nature.
Les Védas remontent à plus de 5000 ans. Au nombre de quatre (Rig-véda, Ayur-véda, Atharva-véda, Sama-véda), ils sont le germe de la médecine ayurvédique.
Ces connaissances ont été transmises de façon orale au fil des siècles avant d’être rassemblées et transcrites il y a plus de 3000 ans sous forme d’hymnes, de formules, de chants.
Les textes d’interprétation de la constitution du corps, des fonctions vitales et des maladies sont principalement la Charaka Samhita, la Sushruta Samhita et l’Asthanga Hridrya. 
L’Ayurvéda est passé par plusieurs stades de développement.
La notoriété qu’il a acquis en Perse lui doit d’avoir été étudié avant la formation de la médecine arabe. C’est surtout dans les contrées où la culture indienne a été introduite avec le bouddhisme qu’il a eu le plus de succès.

Au Tibet, de nombreux traités ont été traduits du sanskrit en tibétain. L’Ayurvéda a fourni à la médecine tibéto-mongole l’essentiel de ses bases théoriques et pratiques. Au début de l’ère chrétienne, l’Ayurvéda se répand en Birmanie, en Asie du sud-est où il reste profondément ancré encore de nos jours. Jusqu’à la fin du XVème siècle, il n’y a que peu de contact entre l’Inde et l’Europe. Un des premiers médecins européens à s’intéresser à l’Ayurveda est le portugais Garcia de Orta. Il constituera le premier traité de médecine tropicale. Il existe actuellement en Inde un grand nombre d’écoles de médecine traditionnelle avec hôpitaux d’application et centres de soins. L’enseignement a été modernisé. A côté des classiques médicaux sanskrits, on étudie maintenant l’anatomie et la physiologie moderne. Dans les centres de soins et les hôpitaux ayurvédiques, l’établissement du diagnostic se fonde le plus souvent sur les caractéristiques cliniques données par les traités de Charaka, Sushruta, mais on a aussi recours de nos jours à des analyses médicales courantes.